Traitement thyroïde

Sommaire

Traitements de la thyroïde : différentes prises en charge

Le traitement allopathique des pathologies thyroïdiennes permet de prendre en charge avec succès la majeure partie des maladies thyroïdiennes quelles qu'elles soient. Plusieurs approches existent en fonction de la maladie exacte, les deux principales étant le traitement médicamenteux et la chirurgie de la thyroïde.

Traitement médicamenteux de la thyroïde

La première approche concernant les pathologies de la glande thyroïde est médicamenteuse. Néanmoins, le traitement n’est pas systématique, contrairement à la surveillance de TSH.

La médecine ne sait pas guérir la majeure partie des maladies thyroïdiennes, comme l'hypothyroïdie par exemple, en revanche elle parvient à les contenir, à les contrôler en partie.

Hyperthyroïdie

Dans le cas du traitement de l'hyperthyroïdie, il est dans un premier temps primordial de retrouver un fonctionnement normal.

Pour cela, il existe :

  • des médicaments anti-thyroïdiens qui visent à empêcher la glande thyroïde de produire des hormones puisqu'elles sont déjà présentes en excès (le traitement est léger et court pour une hyperthyroïdie primaire, mais important et long pour une maladie de Basedow) ;
  • des traitements à l'iode radioactif qui vont détruire certaines cellules thyroïdiennes afin que celles-ci cessent de fabriquer des hormones (les nodules thyroïdiens et les cellules persistantes d'un cancer de la thyroïde sont concernés).

Hyopothyroïdie

Le traitement de l'hypothyroïdie vise à remplacer le système défaillant en proposant des hormones de substitution.

  • Celles-ci sont des hormones de synthèse, mais agissent exactement comme le feraient les hormones naturellement produites par l'organisme si celui-ci fonctionnait normalement.
  • C'est la thyroxine (T4) qui est la plus imitée. La lévothyroxine sodique (Lévothyrox) est proposée en comprimés à prendre chaque jour et le plus souvent à vie*.
  • Dans certains cas, on peut prescrire une supplémentation en T3 (médicament baptisé Cynomel ou TA3).

*La distribution de l'ancienne formule du Levothyrox (Euthyrox®) devait s'arrêter en septembre 2020, mais dans le cadre de l’épidémie de coronavirus et face aux critiques formulées envers la nouvelle formule de ce médicament, elle sera prolongée jusqu’à la fin 2021.

Suivi médical

Le suivi médical est fondamental pour effectuer un bilan thyroïdien et s'assurer :

  • que le dosage du médicament est adapté ;
  • que les taux des anticorps antirécepteurs de la TSH (en cas d'hyperthyroïdie) sont bons.

En effet, les besoins de l'organisme sont susceptibles de varier en fonction de différents facteurs (âge, grossesse, etc.).

Il s'agit généralement d'un bilan annuel.

Remarque : la thyroïdite de De Quervain est traitée aux corticoïdes ou avec un traitement anti-inflammatoire.

Traitement chirurgical des maladies thyroïdiennes

La chirurgie thyroïdienne peut être employée dans des cas divers.

L'opération est indiquée dans le cas :

  • du traitement du cancer de la thyroïde ;
  • du traitement d'un nodule thyroïdien (les nodules cancéreux ou en progression constante, notamment) ;
  • d'un goitre (ou un nodule) véritablement handicapant et qui gêne la respiration, par exemple ;
  • d'une maladie de Basedow résistante aux traitements médicamenteux ou récidivante à court terme ;
  • d'intolérance au traitement anti-thyroïdien ;
  • d'impossibilité ou de refus de traitement à l'iode radioactif.

Il peut s'agir :

  • soit d'une thyroïdectomie totale (on retire la glande thyroïde) ou quasi totale (un gramme de tissu thyroïdien est conservé aussi bien à gauche qu'à droite) ;
  • soit d'une ablation partielle :
    • la thyroïdectomie subtotale (on retire la majeure partie de la glande, mais on laisse en place une petite partie de tissu thyroïdien),
    • la lobectomie (on retire un lobe thyroïdien en laissant l'autre),
    • la nodulectomie (on n'ôte que la partie de la thyroïde qui est affectée).

Pathologies thyroïdiennes et médecine douce

Les pathologies thyroïdiennes peuvent également être abordées en médecine douce avec des résultats variables, mais toutefois extrêmement intéressants.

Elles viennent généralement en complément du traitement allopathique classique.

Bon à savoir : le stress a une influence très néfaste sur le fonctionnement de la thyroïde et il faut faire en sorte de s'en prémunir, sachant que yoga et méditation peuvent vous y aider.

Thyroïde et homéopathie

L'homéopathie est susceptible de proposer différentes solutions aux personnes qui souffrent aussi bien d'hyper que d'hypothyroïdie.

Outre le fait qu'elle soulage un certain nombre de symptômes, elle est aussi en mesure en fonction des cas :

  • de stimuler la production naturelle d'hormones thyroïdiennes ;
  • au contraire de freiner la production.

Sachez également que bouger quotidiennement est primordial, une marche de 30 minutes par jour étant recommandée. Vous pouvez aussi trouver un sport qui vous plaît puisque cette pratique est à mettre en place sur la durée.

Thyroïde et alimentation

L'alimentation joue un rôle non négligeable dans les pathologies thyroïdiennes et un certain nombre d'aliments doivent être évités autant que faire se peut. D'autres, à l'inverse, doivent être privilégiés pour favoriser le bon fonctionnement de la glande thyroïde.

De façon générale :

  • Il faudra éviter :
    • les crucifères (les choux),
    • le soja,
    • les arachides,
    • la caféine en trop grande quantité (pas plus de 3 ou 4 tasses par jour),
    • le sucre et l'alcool avec beaucoup de modération.

À noter : il est aussi essentiel de supprimer tous les aliments inflammatoires : le sucre, les produits laitiers et le gluten, ainsi que les aliments auxquels on est hypersensibles (détectés grâce à des tests sanguins) ; le fait d’éliminer ces aliments diminue le climat inflammatoire et calme les manifestations de Hashimoto notamment.

  • En revanche, on pourra sans crainte consommer des aliments tels que :
    • l'ail,
    • l'oignon,
    • les poissons (thon lotte, sardine, hareng).
  • Privilégiez les aliments riches :
    • en sélénium (indispensable au bon fonctionnement thyroïdien) avec les œufs, les algues, les crustacés, les noix du Brésil, le shiitaké...
    • en zinc (impliqué dans la synthèse et l'activité de la TRH – hormone à l'origine des hormones thyroïdiennes) avec les amandes, le saumon, les crevettes, le bœuf, les graines de sésame, le cacao, le parmesan...

Remarque :certaines supplémentations comme le chlorure de magnésium peuvent également se révéler très utiles pour lutter contre les troubles du système hormonal. De même, les graines de nigelle (cumin noir) pourraient favoriser la régulation de la thyroïde lorsqu'elles sont consommées à raison de 2 g par jour pendant deux mois.

Aromathérapie en cas de pathologie thyroïdienne

En aromathérapie, on va dans un premier temps s'attacher à nettoyer l'organisme en éliminant les molécules polluantes. On procède pour cela à trois à quatre cures par an d'huiles essentielles (HE) de romarin à verbénone, de livèche et de lédon du Groenland. Concrètement, prenez une goutte de chacune de ces HE dans un peu de miel le matin durant trois semaines.

Bon à savoir : le même nettoyage peut être effectué avec du charbon actif, de l'homéopathie ou des préparations à base d'iode ou d'ail (demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin).

(formule anxiolytique et anti-inflammatoire) mélangez dans un flacon de 50 ml :

  • 30 gouttes d'HE de lavande vraie,
  • 25 gouttes d'HE d'encens,
  • 10 gouttes d'HE de petit grain bigarade et de bois de santal à 45 ml d'huile de sésame (ou de colza).

Appliquez 20 gouttes au niveau de la thyroïde et au niveau du pied sur la zone réflexe de la thyroïde (articulation entre le premier métatarse et le gros orteil, faces dorsale et plantaire) et massez doucement.

Renouvelez ce massage jusqu'à 6 fois par jour et si vous l'utilisez au long cours, faites une pause de deux jours tous les cinq jours.

(formule tonifiante et équilibrante), vous pouvez mélanger :

  • Dans un flacon de 250 ml, 200 ml d'hydrolat (HA) de cannelle écorce et 50 ml d'HA de myrte vert. Avalez une cuillerée à soupe du mélange diluée dans un grand verre d'eau chaque matin cinq jours par semaine pendant 3 à 6 mois.
  • Dans un flacon de 50 ml, 50 gouttes d'HE de myrte vert, 30 gouttes d'HE de géranium rosat et de pin sylvestre, 5 gouttes d'HE de cannelle écorce et de girofle en complétant par de l'huile de sésame (ou de colza). Avec une dizaine de gouttes, massez la zone du point réflexe de la thyroïde au niveau du pied le matin au réveil.

Là encore, si vous utilisez cette seconde formule au long cours, faites une pause de deux jours tous les cinq jours.

À noter : les HE ne peuvent suffire à un soin complet des troubles thyroïdiens, elles sont intéressantes et efficaces si elles sont combinées à un suivi médical, un changement d'hygiène de vie et un travail psycho-émotionnel.

Hydrothérapie et pathologies thyroïdiennes

L'hydrothérapie est une approche de choix dans le traitement des pathologies thyroïdiennes.

Cela consiste à combiner plusieurs règles d'hygiène de vie qui peuvent, au bout de quelque temps, porter leurs fruits.

Il s'agira :

  • de prendre des bains destinés à soulager le patient ;
  • d'utiliser des emplâtres d'eau de mer pour diminuer un goitre ou une exophtalmie ;
  • de réaliser des bains de siège ;
  • de réaliser des bains de bras.

De façon générale, les traitements à base d'iode pourront également s'avérer utiles dans certains cas.

Décodage biologie des maladies et thyroïde

Pour le décodage biologique et d'un point de vue psycho-émotionnel, les maladies thyroïdiennes sont dues à un conflit lié :

  • au besoin de faire plus vite :
    • « je n'ai pas le temps de tout faire », 
    • « tout va trop lentement autour de moi »,
    • « il faut que j'accélère pour pouvoir faire tout ce que j'ai prévu ».

Logiquement la thyroïde va chercher à produire plus pour répondre à ce besoin : il s'agit de l'hyperthyroïdie.

  • Au besoin de ralentir :
    • « je ne vois pas les journées passer »,
    • « tout va trop vite autour de moi »,
    • « les gens font tout à toute vitesse, je n'arrive pas à suivre ».

Toujours aussi logiquement, le corps va chercher à ralentir. Comme il n'a pas de prise sur l'extérieur, il intervient sur son propre fonctionnement : il s'agit de l'hyperthyroïdie.

  • Bien entendu, il ne s'agit là que d'un fonctionnement très schématique qui est à rattacher à l'histoire personnelle et transgénérationnelle de chacun.
  • D'autant qu'il existe parfois des conflits d'identification et des cycles biologiques mémorisés qui viennent complexifier ce système en apparence très simple.

Ces pros peuvent vous aider